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La révolution des adresses Internet à la carte ?

Par admin • 23 juin, 2008 • Catégorie: La vie des auteurs

A partir du premier trimestre 2009, un site Internet pourra choisir presque n’importe quelle extension. Au risque de provoquer une avalanche de noms farfelus et de nombreux conflits juridiques.

Le nom d’un site qui se termine par «.org» ou «.com» ? Déjà presque ringard. Dépassé. En tout cas bientôt plus exclusif. Les adresses Internet vont en effet être libéralisées à partir du premier trimestre 2009, ce qui permettra aux internautes de créer des noms de domaine comme «.plaisir», «.violence» ou «.newyork». Une véritable révolution qui sera au cœur des discussions, dès ce lundi, de la 32e réunion internationale de l’Icann (Internet corporation for assigned names ans numbers), cet organisme chargé de la gestion des noms de domaine sur la Toile.

Si cette révolution amènera assurément une liberté supplémentaire aux particuliers, elle risque surtout de provoquer une immense pagaille sur la Toile. Car comme le révèle Les Echos dans son édition de lundi, «ni les internautes ni les entreprises n’ont été prévenus de cette nouveauté». Face à la menace de multiplication de conflits juridiques, Paul Twomey, le président de l’Icann, oppose «quatre critères majeurs» pour refuser une extension d’adresse Web.

Primo : les noms choisis ne devront pas violer le droit des marques. Le «.apple» appartient par exemple déjà au géant de l’électronique et ne pourra pas être utilisé par un autre organisme. Les sociétés vont ainsi devoir rapidement acheter de nombreuses adresses Internet pour protéger leurs marques. L’an dernier, selon le quotidien économique, «un nombre record de 2.156 plaintes, l’enregistrement abusif de marques comme noms de domaine sur Internet, a été déposé devant l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi).»

Mise aux enchères

Un nom de domaine ne pourra pas non plus être trop proche de termes qui existent déjà («.kom», «.comm»). De même, il ne faudra pas que le mot déposé usurpe l’identité d’une communauté, religieuse par exemple. Enfin, précise encore Paul Twomey dans cette interview aux Echos, «l’attribution d’une extension sera niée si elle conduit à des problèmes d’ordre public ou moral.»

Deux individus voulant déposer la même extension disposeront de trois mois pour régler leur litige à l’amiable. Mais on ne sait pas encore qui arbitrera ces litiges. En cas de persistance du conflit, une mise aux enchères qui ira au mieux-disant sera supervisée par l’Incann. Un dispositif déjà testé, notamment, sur le nom de domaine hosting.mobi, vendu plus de 64.000 euros.

Car cette révolution Internet constitue aussi un juteux marché pour l’Incann. L’organisme perçoit une rémunération sur chaque nom de domaine vendu dans le monde, rémunération qui représente 95% de son chiffre d’affaire, en hausse de 44% cette année. Créée en 1998, l’Icann, organisation de droit privé à but non lucratif qui regroupe des partenaires privés et publics, a permis l’enregistrement de 162 millions noms de domaine en 10 ans. Dans cette jungle d’adresses existent à peine million de «.fr», un chiffre situé à des années-lumière de nos voisins allemands et de leurs 12 millions de «.de».

Bref, en voila de la fausse bonne idée…

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admin est Renaud Devaliere, consultant spécialiste dans le e-commerce.
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